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Chutes de Kingsey Falls
Chutes de kingsey Falls

Introduction

En 1870, la proportion des colons français augmente à Kingsey-Falls. Dans une lettre de l'évêque, Mgr Laflèche, au curé de Warwick, on peut y voir, qu'entre St-Médard (Warwick) et St-Félix, Danville et St-Albert, il y a amplement d'espace pour une paroisse à venir. Les protestants diminuent à Kingsey-Falls et cherchent de plus en plus à vendre leurs terres. La première chapelle fut construite l'année suivante. Les curés des paroisses avoisinantes viennent y dire la messe, une à deux fois par mois. La population est d'environ 700 personnes.

 

En 1873, on parlait de construire une église à Ste-Élisabeth. On croyait que les gens de Kingsey-Falls viendraient y pratiquer. Alors qu'on était en assemblée pour fixer l'emplacement, une délégation de la part des habitants de Kingsey-Falls annonça à l'assemblée qu'ils ne voulaient pas faire partie de la paroisse de Ste-Élisabeth parce qu'ils voulaient eux-mêmes travailler dans le but d'obtenir l'érection de la paroisse de Kingsey-Falls. Une lettre pastorale établissait que les fidèles de Kingsey-Falls devaient payer une dîme pour couvrir les frais du prêtre desservant. Chaque communiant paiera 1$ par année jusqu'à un maximum de 4 $ par famille en 1877.

 

Histoire

Kingsey tire son nom d'un village du comté d'Oxford en Angleterre d'où serait venu J. S. Kingsey, arpenteur, pour procéder à la division des terres vers 1792. Les premiers colons, tous des anglophones, seraient arrivés au début des années 1800.

J. S. Kingsey ne fut pas sans remarquer que les chutes de la rivière Nicolet pouvaient être exploitées avantageusement d'autant plus que les forêts avoisinantes offraient des réserves considérables de bois de commerce. Il se fait donc concéder une large bande de terre chaque côté de la rivière qu'il n'exploita pas.

 

La paroisse de St-Aimé de Kingsey-Falls a été érigée canoniquement et civilement en 1886. St-Aimé a été choisi comme titulaire de la paroisse en l'honneur de Louis-Aimé Masson, curé de Danville, premier prêtre desservant de la paroisse vers 1865. Les premiers colons français étaient arrivés depuis deux ans.

 

À partir du 1 janvier 1865, les 4 derniers rangs du canton de Kingsey et les 4 derniers lots du ler rang et les 11 derniers lots
des 2è, 3è, 4è, 5è et 6è rangs du canton de Warwick seront séparés des cantons de Kingsey et de Warwick et formeront une municipalité séparée sous le nom de la corporation de Kingsey-Falls.

 

Par l'acte 29V C62 sanctionné le 18 septembre 1865, on y ajoute les 11 premiers lots du 9e rang de Kingsey.

Le premier maire Alexander Gibson fut élu le 11 janvier 1865. Une rue a été nommée en son honneur à Kingsey-Falls. Le nom de Kingsey-Falls daterait cependant d'avant 1865 puisqu'une pétition datant du 20 avril 1850 en ferait mention : "Il a été résolu unanimement qu'à la pétition de John Niable et autres; on établira un district scolaire près de la rivière Nicolet, à Kingsey-Falls, à la limite de cette municipalité". Il s'agissait évidemment d'une école anglaise.

1 Extrait de "L'Avenir" par J. C. St-Amant

 

Au printemps 1881, un incendie détruisit une vingtaine de maisons dans le village. Plusieurs résidents anglais qui ont perdu une grande partie de leurs biens, quittent le village pour des lieux meilleurs.

 

pretre caron

 

  

 

G.E. Caron, le premier prêtre
résident de Kingsey-Falls

 

Kingsey-Falls aura son premier prêtre résident en 1884. Georges-Épiphane Caron qui était prêtre desservant depuis deux ans s'installe à Kingsey-Falls. On dénombre pendant cette même année 104 familles, 488 catholiques et 300 protestants.

Le premier avril 1885, on évalue la superficie du territoire de Kingsey-Falls à 20 428 acres. L'année suivante la paroisse est érigée canoniquement d'abord (le 3 mars 1886) puis civilement (le 28 mai 1886). Le presbytère actuel est construit au coût de 1 610,90 $ l'année suivant l'érection de St-Aimé. Les paroissiens s'engagent à payer annuellement 2 $ de dîme par communiant.

 

En novembre 1895, on fait une assemblée pour bâtir une église. L'évêque a donné son autorisation d'autant plus qu'il y a six ans, on a acheté un terrain voisin du presbytère dans ce but. On propose d'emprunter 1 000 $. Pour sa part, l'abbé G.E. Caron prête 2 000 $.
À la fin de l'année suivante, on procède à la bénédiction de l'église actuelle. On évalue les dépenses consacrées à sa construction
à 4 990,46 $ comprenant l'achat d'une cloche à la paroisse St-Christophe-d'Arthabaska au coût de 76 $.

 

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L'église et le presbytère de Kingsey Falls de nos jours.

 

Le premier prêtre résident n'aura presque pas exercé ses fonctions dans la nouvelle église. G.E. Caron meurt en 1897 à l'âge
de 41 ans en laissant la somme qu'il avait prêtée à la Fabrique.

La bénédiction du cimetière actuel date du 24 juin 1901. L'année précédente, on avait passé une résolution pour l'achat
d'un terrain d'un acre et 3/4 d'une somme de 100 $ pour son emplacement.

En 1908, le premier maire francophone était élu à Kingsey-Falls. Pierre Tardif était le quinzième maire. Après lui, il n'y aura
qu'un seul maire anglophone.

Quatre ans plus tard, la population était rendue à 1 200 personnes. Il y avait plus de 200 terres en culture. On invite les gens à venir s'installer dans le coin. La plupart des fermes occupées par les Anglais sont à vendre. Kingsey-Falls est devenu un centre très avantageux pour la colonisation à cause de la manufacture qui achète tout le bois que les bûcherons veulent vendre.

 

La construction des trottoirs de bois commence dans ces années. On améliore les routes en macadamisant et en gravelant.
En 1916, le ministère de la Voirie a accordé 3 000 $ de subventions pour le gravelage de chemins à Kingsey-Falls.

Le 26 janvier 1922, la municipalité de Kingsey-Falls est divisée en deux. Diverses raisons sont à l'origine de cette scission dont la construction de trottoirs dans le village; les gens de la campagne ne veulent plus payer pour ça. Au moment de la division, l'évaluation municipale s'élevait à 404 795 $, le village représentant 28 % du total. C'est selon ce pourcentage que l'on répartit les dettes de Kingsey-Falls entre les deux municipalités.

 

Kingsey-Falls suivra le courant du monde moderne. En 1937, on installe l'éclairage électrique au presbytère, à la sacristie, à la cave de l'église pour un montant de 188 $. L'installation de l'électricité dans les maisons suivra de peu. L'année précédente, on avait commencé à éclairer les rues de la municipalité. Plusieurs nouvelles constructions verront le jour dans la municipalité en une dizaine d'années. En 1940, la Caisse Populaire ouvre ses portes.

On procède à la bénédiction à l'automne 1949 d'un couvent dirigé par les religieuses St-Joseph qui dispense l'enseignement de la première à la dixième année. Il contient quatre classes, une salle de récréation, une petite chapelle et la résidence des quatre religieuses.

 

Inauguration sallemunicipale

Inauguration officielle de la salle municipale

 

Deux ans plus tard, c'est l'inauguration officielle de la nouvelle salle municipale. Une partie servira de garage municipal, une autre de salle pour les concerts. Au deuxième étage, on fera les assemblées mensuelles du conseil municipal et les assemblées des associations locales. À la même occasion, on fait l'ouverture de la rue Caron qui vient d'être asphaltée.

En 1957, avec la fermeture de la "Sterling Paper Co" une cinquantaine de travailleurs se retrouvent sans emploi. On disait alors que Kingsey-Falls était menacé de devenir un village fantôme. Les années qui suivirent ne furent guère faciles. Cependant, la plupart des travailleurs sont demeurés à Kingsey-Falls espérant la reprise de l'industrie. Ce ne sera qu'à la fin de 1963 (voir la partie sur l'industrie) que les espoirs renaîtront à l'annonce de la réouverture du moulin. En effet, des industriels de Drummondville l'ont loué.

Le bureau de poste actuel date de 1969. Avant, le bureau était à la résidence de maîtres de poste.

 

Depuis l'avènement de Cascades Inc. en 1964, la population n'a cessé d'augmenter. On n'a qu'à se promener dans les rues pour constater le nombre de nouvelles constructions des dernières années. En 1979, il y avait 938 personnes qui habitaient Kingsey-Falls; 663 résidaient au village et 275 à la campagne. Le dernier recensement nous donne, en 2011, 2 038 habitants pour la ville. À la fin de 1997, le village et la paroisse de Kingsey-Falls se fusionnent de nouveau pour former maintenant la Ville de Kingsey Falls.

En 2015, la ville a fêté les 150 ans de Kingsey Falls qui en 1865 avait vu le jour.

 

Comme mentionné précédemment, quelques contribuables avaient demandé et obtenu une école sise près de la rivière Nicolet. Cette école portait le numéro 14 et plus tard prit le nom de "Winter School".

Dans un rapport datant du premier janvier 1851, nous pouvons y lire que mademoiselle Anna Dickson a fait la classe durant trois mois à 15 garçons et 8 filles. Ce sont là les premières traces d'enseignement à Kingsey Falls. En 1859, les enfants fréquentent la classe qui est tenue dans la chapelle de la "Regular Baptist Church" par le pasteur Gordon W. Truesdell.

 

Une assemblée de tous les habitants de la Corporation en 1866 demandait la formation d'une commission scolaire. On dénombrait alors 208 enfants d'âge scolaire dont 88 avaient 5 et 6 ans et 120 de 7 à 14 ans. Il y avait au moins quatre écoles de rang qui devaient toutes être protestantes, du moins elles portaient toutes des noms anglais ("Winter School", "Cassidy's School", "Brown's School", "Little Warwick School » ou « Summer School") et qu'une requête demandant l'ouverture d'une école catholique était présentée peu après la formation de la commission scolaire. On veut louer une maison pour dispenser cet enseignement en attendant de bâtir une "maison d'école". En 1872, Frédéric Laliberté devient le premier commissaire francophone au sein de la commission scolaire protestante de Kingsey-Falls. Les écoles de rang demeureront longtemps en opération même si en 1901, à une assemblée des marguilliers il est proposé que la fabrique concède l'usage d'un arpent de terrain aux syndics des écoles chrétiennes pour la construction d'une école pour les enfants catholiques du village.

 

En 1949, un couvent est ouvert à la place de cette école que l'on a fait déménager. Dirigé par des religieuses, l'enseignement est dispensé à plus de 110 garçons et filles de la première à la dixième année. Ce couvent deviendra l'école St-Joseph qui, reliée à l'école St-Georges sise à ses côtés. Depuis 1989, une nouvelle école fut construite et porte le nom d'École Cascatelle.

 

En 1843, les frères J. et G. Gillman opèrent un moulin à scie. 20 ans plus tard, Georges Rigley construit un autre moulin à scie et un moulin à farine quelques années après. Il vendra son moulin à farine aux frères W. et P. P. Curie qui le transforment en moulin à papier en 1872. La manufacture fut établie en 1873. Elle opère sous le nom de Dominion Paper Mills Co. La production du papier est diversifiée des enveloppes de toutes sortes jusqu'au papier à écrire, en passant par les différentes qualités de papier d'emballage.

 

En 1894, le moulin à papier brûle à la suite d'une explosion, seule la section de pulpe mécanique qui venait d'être achevée est épargnée. En 1902, on achète une machine seconde main d'une compagnie américaine qui avait fait faillite.

Le feu fait encore des ravages en 1921. La machinerie est toutefois épargnée. On reconstruit le moulin mais la production est limitée au papier d'emballage et au carton servant à la fabrication de boîtes. La production est portée à 20 tonnes par jour.

 

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La Dominion Paper Co.

 

Jusqu'en 1951, on opère sous le nom de Dominion Paper Co. Pendant les années 30 même si plusieurs moulins à papier ferment leurs portes à cause de difficultés financières, à la "Dominion Paper Co" par la diversité de production, on traverse la crise en réalisant même des profits. C'est pendant la période de la deuxième guerre mondiale, que la compagnie connut vraiment la prospérité mais les administrateurs, n'ayant pas réinvestit les profits réalisés pendant la guerre pour rénover l'équipement, ne sont plus capables de faire concurrence aux usines d'après-guerre dont la productivité est plus grande à cause d'équipements plus modernes. La situation financière se détériore et on doit vendre les intérêts de la compagnie à "Sterling Paper Co." en 1951.

 

Cette compagnie réussit à opérer pendant six ans en ne faisant que quelques changements mineurs sur la machinerie. En 1957, les propriétaires sont obligés de fermer l'usine qui ne peut plus opérer avec rentabilité. Par une intervention du gouvernement du Québec et des autorités du village, le sous-ministre de I'Industrie et du Commerce, Louis Coderre, se porte acquéreur en 1957 des actifs de Sterling Paper Co. et opère sous le nom de Kingsey Paper Mill Corporation. Malgré des changements importants dans la machinerie, la compagnie n'est pas concurrentielle. Malgré les avances monétaires consenties par l'Union Régionale de Trois-Rivières des Caisses Populaires Desjardins, l'usine arrête peu de temps après et demeure inactive jusqu'en 1963, date à laquelle l'Union devient propriétaire des immeubles. Pendant toute la période d'inactivité, les frais d'entretien des machineries et bâtisses sont assurés par la Caisse Populaire locale.

 

En 1964, l'Union signe une entente avec la famille Lemaire sous le nom de Papier Cascades Inc.

et le président, Bernard Lemaire, secondé de ses frères Laurent et Alain repartent l'usine.

 

Depuis, après 50 ans, il ne semble pas y avoir de limites à l'expansion que peut envisager le groupe Cascades qui compte aujourd’hui plus de 90 unités d'exploitation situées en Amérique du Nord et en Europe avec 12 000 employés. À Kingsey Falls elle compte aujourd'hui 13 usines et unités de services au sein desquelles œuvrent près de 1 500 employés.

 

Les vieux papiers utilisés par Cascades proviennent de sources industrielles, commerciales, institutionnelles et municipales. En collaboration avec le Groupe corporatif des achats de fibres recyclées, Cascades s'approvisionne en vieux papiers soit directement à la source, soit par les collectes municipales ou encore par l'entremise des récupérateurs (centres de tri), de l'industrie du déchiquetage ou des courtiers spécialisés.

 

Pour en savoir plus sur Cascades navigué leur site internet :

http://www.cascades.com/fr/entreprise/historique/

 

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Rue Marie-Victorin.

Le frère Marie-Victorin naquit dans la deuxième maison en partant de la droite.

 

Le plus célèbre personnage originaire de Kingsey Falls, c'est Conrad Kirouac, mieux connu sous le nom du Frère Marie-Victorin. Celui qui allait devenir le fondateur du Jardin Botanique de Montréal, naquit le 3 avril 1885 à l'emplacement actuel du 405 Marie-Victorin, rue nommée en son honneur.

 

Pionnier de l'enseignement de la botanique au Québec, il fonda l'Institut Botanique de l'Université de Montréal en 1920. II a consacré sa vie à l'éude et à l'enseignement de la botanique et des sciences naturelles. Par ses travaux et écrits, il a acquis une réputation mondiale. C'est en revenant d'un voyage d'herborisation à Black Lake qu'il perdit accidentellement la vie le 15 juillet 1944.

 

C’est en 1985 que le Parc Marie-Victorin inaugure son tout premier jardin. Aménagé en l'honneur du célèbre frère des écoles chrétiennes, ce parc reflète sa philosophie à vouloir apprendre aux gens à regarder les plantes et à les appeler par leurs noms.

Un terrain est offert par l’entreprise Cascades sur les abords de la rivière Nicolet où un belvédère construit sur les ruines d'un ancien moulin à farine offre une vue sur les chutes et la rivière. Bordant la branche sud-ouest de la Rivière Nicolet, ce parc, d'une étendue de 4 âcres à ses débuts, est maintenant, 30 ans plus tard, à 29 acres.

http://www.parcmarievictorin.com/historique

 

Ce pont piétonnier qui enjambe la rivière Nicolet, est une œuvre construite en 2014 par Cascades à l’occasion de son 50e anniversaire. Cette passerelle unique en Amérique du Nord permet une belle balade au-dessus de la rivière Nicolet. Elle relie le parc municipal et le parc Marie-Victorin. Faite de à 75 % de matériaux recyclés tels que des poutres de ponts roulants, des cellules de désencrage, des garde-corps et des planches de plastique recyclé, cet œuvre majestueuse et illuminé le soir, sert de pont piétonnier et de lieu de rassemblement.


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